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Modèle de cahier des charges vidéo : les 9 champs essentiels

Le modèle de cahier des charges qu'on utilise sur 100% des projets clients, en 9 champs commentés — pour passer du brief flou au document qui cadre vraiment un prestataire.

Un cahier des charges vidéo flou coûte cher en allers-retours, en surcoûts et — pire — en films qui ne servent à rien. Selon les modèles publiés par les agences spécialisées (Pinkanova, Sleek Studio), un CDC efficace tient sur 2 à 4 pages et couvre 9 champs essentiels.

Voici le modèle que nous utilisons sur 100% des projets clients, champ par champ, avec les pièges à éviter.

Champ 1 — Présentation de l'entreprise

1 paragraphe de 5-8 lignes suffit. Inclure :

  • Activité, marché, taille (CA ou effectif)
  • Valeurs et positionnement
  • Année de création, structure (groupe, indépendant, etc.)
  • Contexte actuel pertinent (croissance, repositionnement, levée de fonds...)

Évitez les généralités creuses ("entreprise dynamique en forte croissance") — soyez factuel. Si vous avez une page À propos à jour, joignez-la en annexe.

Champ 2 — Objectif business mesurable

C'est le champ qui structure tout le reste. Pas "communiquer sur notre nouvelle offre" mais une métrique :

  • "+25% de demandes de démo via le formulaire X sur 3 mois"
  • "Doubler les candidatures recrutement profil ingénieur"
  • "Diminuer de 30% le temps d'onboarding nouveaux clients"

Un objectif mesurable cadre la durée, le ton, le canal, et les KPI de succès. Sans lui, le prestataire produit "une belle vidéo" — pas un outil qui sert votre business.

Champ 3 — Cible précise

Trois axes obligatoires :

  • Qui : âge, métier, niveau d'expertise sur votre sujet
  • : LinkedIn mobile en commute ? Salon professionnel projeté ? Page d'accueil de votre site ? Email signature ?
  • Dans quel état d'esprit : prospect froid qui ne vous connaît pas, ou prospect chaud en phase d'évaluation ?

Plus c'est précis, plus le film est juste. Un film "qui parle à tout le monde" ne parle à personne.

Champ 4 — Message unique à retenir

Si le spectateur ne retient qu'une seule chose, c'est quoi ?

C'est la question la plus difficile et la plus utile du CDC. La tentation est de tout caser : valeurs, chiffres, histoire, offre. Un bon film tient sur une promesse claire — le reste se distribue dans des contenus annexes.

Formulez en une phrase maximum. Si vous écrivez trois phrases, vous avez trois messages — donc pas de message.

Champ 5 — Type de vidéo

Précisez le format souhaité :

  • Film institutionnel : présentation globale de l'entreprise (3-5 min)
  • Film produit : démonstration d'une offre spécifique (60-180 s)
  • Témoignage client : cas d'usage incarné (60-180 s)
  • Recrutement : marque employeur (90-180 s)
  • Motion design : animation/explainer (60-90 s)
  • Captation événementielle : conférence, séminaire, lancement
  • Vidéo réseaux sociaux : capsules courtes verticales (15-60 s)

Si vous hésitez entre 2 formats, laissez le choix au prestataire — il vous proposera le format adapté à l'objectif et au budget.

Champ 6 — Ton et 2-3 références

Donnez 2-3 références concrètes de films que vous aimez (avec lien YouTube/Vimeo si possible). Précisez ce qui vous plaît : le ton, le rythme, l'esthétique, l'écriture, le montage ?

À l'inverse, citez 1-2 contre-exemples : ce que vous ne voulez surtout pas. C'est souvent plus utile que les exemples positifs.

Le vocabulaire à éviter : "on veut un truc moderne et dynamique" — sans référence, ces mots ne veulent rien dire et chaque prestataire les interprétera différemment.

Champ 7 — Spécifications techniques

Quatre éléments à préciser :

  • Durée maximale (si imposée par un canal : 60 s LinkedIn, 30 s pub digitale...)
  • Format(s) : 16:9 horizontal, 9:16 vertical, 1:1 carré, ou plusieurs déclinaisons ?
  • Livrables attendus : master + déclinaisons sociales + version sous-titrée + rushes ?
  • Charte graphique : logo, polices, couleurs (fournir le brand guide en PDF)

Ne pas oublier :

  • Musiques imposées ou interdites (certaines marques ont des chartes son)
  • Mentions légales obligatoires (RGPD, mentions sectorielles type santé, finance)
  • Sous-titres : sourcés (.srt) ou gravés ? FR + langues étrangères ?

Champ 8 — Diffusion

Le prestataire ne fera pas les mêmes choix selon le canal de diffusion :

  • Site web : tolérance durée plus longue, qualité HD/4K, sous-titres en option
  • LinkedIn : 60-90 s max, son coupé par défaut → sous-titres gravés obligatoires
  • YouTube : SEO compte, miniature et titre travaillés
  • Instagram/TikTok : 9:16 vertical, hook 3 secondes
  • Salon ou écran physique : tolérance long-form, son potentiellement actif
  • Email signature : .gif ou vidéo lite optimisée poids

Indiquez les canaux principaux et secondaires.

Champ 9 — Budget et planning

Le champ qui crispe le plus. Pourtant, sans fourchette, le prestataire navigue à l'aveugle.

Budget :

  • Donnez au moins une fourchette (ex : 8 000 à 12 000 € HT)
  • Préciser si HT ou TTC
  • Indiquer si des coûts annexes sont déjà budgétés (médias d'achat, droits voix-off premium...)

Planning :

  • Date de diffusion finale (et le canal)
  • Dates clés intermédiaires : validation script, V1, V2, master
  • Qui valide quoi côté client : un seul décideur ? Un comité ? Un parcours de validation interne ?

L'erreur classique : "on veut une vidéo pour le salon X" sans préciser que le salon est dans 3 semaines. Un film de 1 min 30 demande typiquement 6 à 10 semaines de pré-prod + tournage + post. Anticiper évite le surcoût rush (15 à 30%).

Le test du cahier des charges

Avant d'envoyer votre CDC, posez-vous cette question simple :

"Si je donne ce cahier des charges à trois prestataires différents, est-ce qu'ils peuvent tous produire un film qui réponde à l'objectif ?"

Si la réponse est non, c'est qu'un des 9 champs manque de précision.

Le format à privilégier

  • Document Word / Google Docs : facilite les annotations en retour et les itérations
  • 2 à 4 pages maximum : ni post-it, ni présentation PowerPoint de 30 slides
  • Annexes séparées : charte graphique en PDF, références en liens cliquables

Vous pouvez nous envoyer le vôtre par /contact. On répond sous 24h avec premières questions + estimation de fourchette si on a assez d'éléments.

Sources

  • Pinkanova — Comment bien rédiger le cahier des charges d'un projet vidéo : pinkanova.com
  • Sleek Studio — Rédiger un cahier des charges pour une vidéo d'entreprise : sleekstudio.fr
  • Couloir3 — 5 étapes pour construire le cahier des charges d'une vidéo corporate : couloir3.com
  • Vidéo Storytelling — Rédiger le cahier des charges d'une animation vidéo : videostorytelling.fr
  • Mars Vidéos — Cahier des charges vidéo : modèle et conseils de rédaction : mars-videos.fr

Questions fréquentes

Sur le même sujet

Quels sont les champs essentiels d'un cahier des charges vidéo ?

Neuf champs : 1) présentation entreprise (activité, valeurs, contexte), 2) objectif business mesurable, 3) cible précise (qui, où, état d'esprit), 4) message unique à retenir, 5) type de vidéo (institutionnel, produit, témoignage, motion...), 6) ton et 2-3 références concrètes, 7) spécifications techniques (durée, format, livrables), 8) diffusion (canaux, dates), 9) budget et planning.

Quelle longueur idéale pour un cahier des charges vidéo ?

Entre 2 et 4 pages maximum. Suffisamment précis pour cadrer objectif et contraintes, suffisamment ouvert pour laisser place à la proposition créative du prestataire. Ni post-it ni présentation PowerPoint de 30 slides. Le format Word/Google Docs est préféré au PDF — il facilite les annotations en retour.

Faut-il indiquer son budget dans le cahier des charges ?

Oui, au minimum une fourchette. Sans budget annoncé, le prestataire navigue à l'aveugle et propose au standard du marché — qui peut être 2 à 3 fois au-dessus de votre cible. Un bon prestataire utilise la fourchette pour vous aider à arbitrer entre ambition et budget, il ne vous vendra pas systématiquement le plafond.

Quelle différence entre brief et cahier des charges vidéo ?

Le brief est court (1 page max), oral ou écrit, sert à initier la discussion avec un prestataire. Le cahier des charges est plus structuré (2-4 pages), formalise les exigences, sert de référence contractuelle. En pratique les deux termes sont souvent confondus — l'important est qu'un document écrit cadre le projet avant tout devis.

Le cahier des charges doit-il imposer des solutions techniques ?

Non, sauf contrainte non négociable. Le CDC cadre l'objectif et les contraintes ; le prestataire propose la solution technique adaptée. Imposer "il faut tourner en 8K avec un drone" sans justification limite l'expertise du prestataire et peut renchérir inutilement le devis. Mieux : "rendu cinéma souhaité, prises aériennes bienvenues si pertinent".

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